LE VIOLON D’INGRES | Paris 07

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Christian Constant est à la rue Saint-Dominique ce que Ladurée est au macaron : parmi les institutions du chef renommé, Le Violon d’Ingres est flanqué d’une étoile au fameux Guide Michelin depuis plusieurs années. Mais le mérite-t-il vraiment ?

alt="Violon d'Ingres Christan Constant"

Le service du Violon d’Ingres est aux petits soins et nous apporte d’emblée des rillettes de saumon accompagnées de petits toasts réchauffés d’huile d’olive. En bouche, pas de sensation de gras ni d’effluves de saumon d’élevage, le repas commence vraiment bien. On a le temps de jeter un coup d’oeil au menu du Violon d’Ingres, les prix sont élevés mais puisqu’il a une étoile, on ne ronchonne pas trop.

alt="Le violon d'Ingres"

Je me tourne ensuite vers les noix de saint-jacques à la coriandre et leurs endives à l’orange. Les crustacés se sont endormis un peu trop longtemps dans la poêle : la blancheur a pris le pas sur la belle couleur nacrée qu’on devrait trouver au centre de la noix.
Mais on le leur pardonne car elles s’entendent à merveille avec les endives, bien braisées, et leur jus doux-amer aux agrumes. L’ensemble forme un joli plat, aromatique et tonique.

alt="Le Violon d'Ingres Saint Jacques" Mon voisin a opté pour le filet de lieu, fricassée de cèpes et pommes grenailles. Là encore un petit hic sur la cuisson : la chair du poisson, sèche, se délite dans l’assiette et sous la dent. C’est dommage car l’accompagnement est aussi séduisant que celui des saint-jacques.

alt="Le Violon d'Ingres fish"

Les desserts remontent le niveau, heureusement car nos papilles n’ont pas été très satisfaites jusqu’à présent.
Le millefeuille, spécialité de Constant – qui vient d’ailleurs de pousser la porte d’entée pour saluer les convives, sans tablier (ça ne se passe plus dans les cuisines pour le chef Constant) mais avec bonhomie – est succulent. La crème est légère, le goût de vanille intense, et le feuilleté généreux.

alt="Constant millefeuille"
Mon soufflé Grand Marnier sauce caramel n’est pas en reste. Cuisson réussie cette fois et effet spectaculaire garanti. L’équilibre est bien trouvé et on laisse fondre en bouche cette préparation mousseuse juste prise comme il le faut.
Gardez donc une place pour le dessert si vous vous rendez au Violon d’Ingres.

alt="Violon d'Ingres soufflé"

On regrette toutefois le manque de précision de la cuisine du Violon d’Ingres qui était par le passé bien plus convaincante. J’ai eu ouïe dire que le chef qui officiait jusqu’à présent au restaurant pour Christian Constant était parti récemment ; la différence se ressent nettement dans l’assiette. En revanche les prix à la carte n’ont pas dégringolé et nous semblent excessifs. La faute sûrement à une étoile que le Grumeau a pourtant bien du mal à justifier.
Si vous voulez en savoir plus sur Le Violon d’Ingres, son menu ou même les autres restaurants de la tentaculaire Maison Constant, cliquez ici.

Prix : 50€-150€

LE VIOLON D’INGRES
135 Rue Saint-Dominique
75007 Paris
+33 (0)1 45 55 15 05
Quartier : Alma/Tour Eiffel/Ecole Militaire

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4.8 décevant
  • qualité 4.5
  • ambiance 6
  • prix 4

About Author

Co-fondatrice du Grumeau, Alice parcourt inlassablement Paris (et le monde) à la recherche des dernières bonnes adresses.

7 commentaires

  1. J’y suis allé il y a quelques mois et j’aurais exactement les mêmes remarques que toi. Je n’y retournerai pas personnellement. Je trouve que son autre resto « Les Cocottes » vaut plus le détour.

    • legrumeau on

      Exactement, le rapport qualité-prix y est bien meilleur.
      Et c’est finalement plus chaleureux.

  2. Micheline on

    Nous y sommes retournés récemment et nous avons eu la même impression : le poisson trop cuit, et surtout pas servis en même temps (j’ai dû le réclamer) que les autres convives (nous étions 6).
    Desserts parfaits
    La déco est un peu has been et la note un peu trop salée pour une cuisine trop approximative,
    dommage.

    • legrumeau on

      Oui en effet, on a oublié de préciser que la déco méritait un petit coup de jeune !

  3. C’est marrant j’y ai fait un gros repas l’année dernière (à 6 ou 7) et je confirme complètement les impressions.
    Je me suis demandé également ou était l’étoile pendant tout le repas..?
    De plus j’avais choisi une (belle) bouteille de vin, en repérant peut être une (plus belle) autre à sortir ensuite. Je n’ai pas aimé la manière dont ils m’ont proposé de sortir tout de suite de la cave la deuxième. C’était uniquement une envie de la facturer, pas de la décanter !
    Je ne serais pas étonné que le restaurant marche bien auprès des américains de passage.
    Bref sans intéret

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