Restaurant Shu, des kushiagués d’exception

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2 GrumUn dîner chez Shu ne démarre pas nécessairement sous les meilleurs auspices. Si vous ne vous êtes pas fait assommer en passant la porte d’entrée — à peine 1m20 de hauteur — les marches sur lesquelles vous tomberez nez à nez finiront de vous achever. Et oui, un repas au restaurant Shu, ça se mérite, et c’est en qualité de survivants que nous allons déguster ce qui se fait de mieux en matière de kushiagués.
shu 1À l’intérieur c’est plutôt chou : deux salles en sous-sol tout en bois donnant sur les cuisines. Côté menus, on reste dans la douceur : une quarantaine d’euros pour quantité de plats (mise en bouche, sashimis, kushiagués, soupe miso ou nouilles, dessert). Les mises en bouche, à base de saint-jacques et de cresson, sont tout en subtilité ; les sashimis d’une belle fraîcheur.
La fine lame japonaise qui officie chez Shu a un sacré maîtrise de la découpe des poissons et des assaisonnements.

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Commence ensuite le ballet des kushiagués, et le moins que l’on puisse dire c’est que ce spectacle à la japonaise est mené à la baguette. Ces sucettes salées sont composées d’ingrédients panés, la pâte est assez proche de celle des tempuras, en plus croustillante peut-être. Ici la qualité est constante, la friture assez légère et les produits toujours de belle facture.
Il y a autant des kushiagués végétariens (champignon de Paris, brocoli), que des produits de la mer (saint-jacques, daurade) et de belles viandes (poulet tonkatsu, viande hachée). Mention spéciale aux kushiagués à la racine de lotus, à la pince de crabe, à l’aubergine, au canard et au shitake/crevette. C’est ludique et délicieux à la fois.

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shu6On termine le volet salé sur de savoureuses nouilles froides et une soupe miso très bien équilibrée. Pour le dessert, pas de prise de risque mais ça reste un sans faute : une sorte de panacotta aux fruits exotiques. C’est rafraichissant, parfait pour pour clore un dîner assez riche — nous avons tout de même dégusté une quinzaine de kushiagués chacun.
Le restaurant Shu ne bénéficie peut-être pas du buzz d’un Peco Peco, mais croyez-moi cette adresse discrète du 6ème arrondissement mérite d’être connue. Passez le mots à vos amis, chuchotez « Shu » à l’oreille de l’élu de votre coeur ou emmenez-y vos parents. Cette adresse ne vous décevra pas. Entre l’excellent Kiku, l’audacieux Guilo Guilo, et Shu, les adresses nipponnes à Paris ne manquent pas.

• SHU •
8 Rue Suger
75006 Paris
01 46 34 25 88
Quartier : Saint-Michel/Odéon/Saint-Germain

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3 commentaires

  1. Je n’en avais jamais entendu parler, merci le Grumeau ! Pouvez-vous me donner un ordre de prix ? Merci et bon week-end !

    • Micheline on

      J’ai compris Anaïs que le repas coûtait une quarantaine d’euros.

      J’en profite pour dire qu’effectivement SHU est une très belle adresse une fois franchie l’entrée périlleuse.
      C’est autre chose que tous ces restos à sushis qui fleurissent partout et qui n’ont de japonais que le nom. Leur chef n’est généralement pas japonais non plus – au mieux chinois -

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