Les Déserteurs ont gagné leurs galons

3

Le Sergent Recruteur peut bien reprocher à Daniel Baratier et Alexandre Céret d’avoir quitté sa brigade, mais pas leur sens de l’humour : les deux frères d’armes ont baptisé leur restaurant Les Déserteurs. Voici pourquoi ils ont bien fait de reprendre du service.

alt="Le cadre chez Les Déserteurs"

Le restaurant Les Déserteurs : cadre soigné et ambiance intimiste

Produits d’exception et associations de saveurs maîtrisées, que demander de plus ?

La formule six plats fait mouche à tous les coups. On succombe pour les tomates du jardin de Marie subtilement assaisonnées d’un aigre doux de chèvrefeuille et fenouil. La seconde entrée est plus gourmande et pas moins réussie : l’œuf mollet aux cèpes s’accommode de mouron des oiseaux, une salade sauvage très douce qui mérite d’être remise au gout du jour.

alt="une portion généreuse"

L’œuf mollet aux cèpes

des3Le chef enchaine avec un cabillaud tout en subtilité, posé sur un lit de trompettes de la mort et recouvert d’un délicat bouillon à la livèche, une plante aromatique qui rappelle le céleri. On nous confesse que Daniel Baratier cherchait l’umami, la fameuse cinquième saveur japonaise ; il a réussi son pari. Le second plat est un poil moins convaincant, la pièce de veau du Limousin accompagné d’un jus à l’ail confit et au cresson de Para manque de fondant et de tendresse. Un bémol heureusement rattrapé par la belle qualité de la viande.

Un finish sur les chapeaux de roue

Les deux déserteurs nous achèvent définitivement avec les desserts. Le chef sublime la figue du Roussillon pochée au vin rouge en l’entourant d’une délicate et croustillante tuile au sucre muscovado. La glace à la reine des prés ajoute une note aromatique et fraîche à ce dessert haut en couleur.

des4

La figue du Roussillon pochée au vin rouge

Enfin, un dessert tout chocolat : le sorbet cacao se marie bien à la ganache chocolat et aux petits biscuits à la noisette. On en redemande.
Le Restaurant Les Déserteurs est une des révélations de l’année, à tester absolument.

Menu dîner à partir de 45€

• LES DÉSERTEURS •
46 Rue Trousseau
75011 Paris
+33 1 48 06 95 85
Quartier : Gare de Lyon/Bastille/Charonne

newsletter fin d'article

7.3 COUREZ-Y
  • QUALITÉ 7.5
  • AMBIANCE 7
  • PRIX 7.5

About Author

Co-fondatrice du Grumeau, Alice parcourt inlassablement Paris (et le monde) à la recherche des dernières bonnes adresses.

3 commentaires

  1. A lire votre article je crois que je vais oublier les réservations en fin de service ou proche des vacances,car après un Carré des Feuillants assez mitigé avec du recul et un l’Ami Jean très brouillon,figurez vous que j’ai eu la même impression au Déserteurs,je dirais pire encore car c’est un des plus mauvais repas fait depuis longtemps,en face à face avec Septime dans la même gamme de prix,ils ne tiennent pas un round,ils ont eu juste une toque au guide jaune.

  2. Je suis étonnée de votre commentaire: Délices à Paris »…. j’ai aussi fait l’un de mes meilleurs repas de la saison aux Déserteurs , et j’ai du mal à comprendre que vous ayiez été déçus : J’y suis allée avec mon mari, et nous avons été conquis, tout n’était que finesse et délicatesse, très équilibré.
    Je trouve bizarre votre comparaison avec l’Ami Jean et Le carré des feuillants, tant au niveau de la cuisine que des prix
    Le seul bémol, le service un peu lent, non par manque de bonne volonté de la part du serveur qui décrit les plats de façon très détaillée, et avec grande gentillesse, mais deux serveurs permettraient plus de fluidité.
    Merci et bravo à l’équipedes Déserteurs, continuez à nous régaler!
    Nous y retournerons avec plaisir, « Les déserteurs, Abri et Will sont les restaurants où nous allons sans hésitation….. Malheureusement, nous ne sommes pas les seuls et il faut souvent avoir la patience d’attendre pour obtenir une place, Non, deux !!
    .
    Merci  » Le grumeau », vos commentaires et photos sont toujours appréciés et si vivants, vous avez la grande qualité de savoir rester objectifs tout en nous faisant sourire !!

  3. Micheline on

    Je suis tout à fait d’accord avec Mimi : Délices à Paris, vous étiez dans un mauvais jour et j’en veux pour preuve toutes les fautes d’orthographe de votre commentaire.
    Ne comparez pas l’Ami Jean et le Carré des Feuillants, qui sont des classiques de la cuisine française traditionnelle, manquant de fantaisie, vivant de leur réputation et à qui l’on excuse trop facilement certaines erreurs et où l’on sait que la note sera salée.
    Bravo à ces nouveaux chefs qui osent réécrire tout ce qu’ils ont appris dans les grandes maisons et qui font notre bonheur.

Leave A Reply

Lire plus :
juste le zinc menu dejeuner
JUSTE LE ZINC : PAS DE SUPERFLU

La promesse est tenue, Juste le Zinc est une adresse qui délaisse l'esbroufe et le tralala pour se...

Ces bonnes tables qui restent ouvertes au coeur du mois d’août à Paris

Août est un mois sournois pour les gourmets comme vous et moi qui cherchent des restaurants ouverts à...

Fermer