Complètement baba des gâteaux Mori Yoshida

6

Mais qui a eut cette idée folle, un jour, d’ouvrir une pâtisserie avenue de Breteuil ? Ce n’est autre que Mori Yoshida, un jeune chef pâtissier japonais qui s’est fait connaître en remportant des émissions de cuisine réalité dans son pays natal.

DU JAPON À L’AVENUE DE BRETEUIL

De l’archipel nippon au 7ème arrondissement, Mori Yoshida a fait le grand saut. Un kamikaze ? Il en fallait du courage pour ouvrir un commerce dans l’une des avenues les plus engoncées — pour ne pas dire coincées — de Paris, à quelques encablures des Conticini & Co. Mais ses créations respirent le talent et la précision, atterrissage en apothéose donc.

mori yoshida gateaux

pâtissier mori yoshida

UN DÉCOR BLANC COMME BEIGE

L’atmosphère de la boutique est désarmante de simplicité : teintes virginales, épure dans les moindres détails et comptoirs de présentation en suspension. Plaisant et rafraîchissant, ça change des pâtisseries-bijouteries qu’on nous vend à tour de bras. Non non, je ne vise personne en particulier, si ce n’est une pâtisserie dont le nom ressemble fortement à celui de l’auteur des Misérables. Bref, vous aurez compris.
On embarque le Beige et la Polonaise ; la facture s’affiche sans prétention, 5,50€ le gâteau.

gâteaux mori yoshida

mori yoshida patisserie

DÉGUSTATION : LE BEIGE ET LA POLONAISE

Le Beige est un miracle d’équilibre et d’harmonie, les saveurs sont contrastées mais s’accordent à merveille. Il est composé d’une pâte au chocolat, de praliné, de ganache à l’orange et d’une crème au citron vert. L’association de l’acidité des agrumes avec la richesse du praliné et du chocolat était une première pour moi, Yoshida est bel et bien un funambule quant il s’agit de marier les arômes. Sa capacité à mettre en valeur les fruits de saison me fait penser à Claire Damon qui est la référence en la matière à Paris.
La Polonaise est moins ébouriffante, mais plus que convaincante. C’est certainement que je suis moins séduite par la recette de ce classique à base de gâteau imbibé (genre baba au rhum) enveloppé dans une crème pâtissière aux fruits confits et recouvert d’une meringue parsemée de noisettes. Le gâteau manque de croquant à mon goût mais l’équilibre des saveurs est encore une fois très juste.
N’hésitez donc plus à traîner vers l’avenue de Breteuil, Mori Yoshida est un pâtissier au talent rare qu’il faut découvrir de toute urgence.

Prix des gâteaux Mori Yoshida : environ 5,50€ le gâteau individuel.

MORI YOSHIDA
65 Avenue de Breteuil
75007 Paris
06 47 34 29 74
Quartier : Duroc/Breteuil/Champ de Mars

Newsletter

7.8 ALLEZ-Y
  • QUALITÉ 7.5
  • PRIX 8

About Author

Co-fondatrice du Grumeau, Alice parcourt inlassablement Paris (et le monde) à la recherche des dernières bonnes adresses.

6 commentaires

  1. 100% d’accord sur le « Beige ». A mes yeux la meilleure pâtisserie (le gâteau) de Paris toutes catégories confondues… J’invite tous les amoureux de pâtisserie à goûter cette merveille. A ne pas s’y tromper, Mori Yoshida fait bien de la pâtisserie française (avec une sensibilité japonaise). On y trouve même un kougnaman, désolé pour l’orthographe. Le top niveau, sans aucune congélation, à 5€ la pâtisserie individuelle. Pierre Hermé, Conticini, Hugo & Victor ne peuvent pas en dire autant !

    • Merci pour votre commentaire Olivier, Yori Moshida est pour moi l’un des pâtissiers les plus sous-estimés à Paris. Il mériterait une reconnaissance à la mesure de ses pâtisseries.

  2. micheline on

    Je rejoins vos commentaires : Pâtisserie superbe pas assez reconnue dans un quartier un peu mort. Seul avantage, on peut se garer rapidement pour faire ses achats (à noter un très beau fleuriste à côté)

  3. Merci à ce blog (et d’autres qui ne tarissent pas d’éloges, à juste titre) qui m’a fait faire une très jolie découverte : les pâtisseries de Mr Mori Yoshida.
    Testé le gâteau le beige, finesse, discrétion, élégance, j’adore.
    Le croissant : croustillant, feuilleté et frais, un régal.
    La tarte aux pommes : surprenante avec sa pâte filo, délicate et légèrement croustillante, un petit bonheur très légèrement saupoudrée de cannelle.
    Le cake au thé Earl Grey : à peine un peu trop sucré à mon goût mais quelle finesse encore une fois, on sent bien le thé (feuilles broyées et ajoutées à la pâte).
    Le baba sans alcool mangue-coco : frais, léger, j’aime également.
    J’y retournerais encore pour d’autres découvertes car demain il ajoute des pâtisseries à la fraise – de saison.
    Je suis vraiment contente d’avoir trouvé cette belle adresse que je recommande autour de moi.
    Le rapport qualité-prix est excellent (3 à 5€ env. la part) . Je ne suis pas encore tombée sur un croissant fait la veille. Tout est frais, inventif sans tape à l’œil, ni trop sucré ni trop gras. Encore une fois finesse et élégance, bravo !

Leave A Reply

Lire plus :
bob3
BOB’S BAKE SHOP, UN TRÈS BON SPOT DU XVIIIème

Pour ouvrir un gigantesque coffeeshop dans le XVIIIème il faut être fou ou visionnaire. Marc Grossman n’a rien d’un...

3H4A2419
Le restaurant Les Enfants Rouges nous en fait voir de toutes les couleurs

Le restaurant Les Enfants Rouges est un bar à vin mais le chef fait surtout le show dans...

Fermer